ASIMBONANGA : Devoir de mémoire envers le peuple Africain

Asimbonanga est une chanson de Johnny Clegg en hommage à Nelson Mandela, mais aussi en mémoire d’autres figures emblématiques Sud-Africaines de la lutte anti-apartheid, que sont Steve BIKO, Vitoria MXENGE et Neil AGGETT.

« Asimbonanga » repris par la chorale gospel de Soweto (Afrique du sud)

Traduction en français des paroles de Asimbonanga

Asimbonanga
Nous ne l’avons pas vu
Asimbonang’ uMandela thina
Nous n’avons pas vu Mandela
Laph’ekhona
A l’endroit où il est
Laph’ehleli khona
A l’endroit où on le retient prisonnier

Oh the sea is cold and the sky is grey
Oh, la mer est froide et le ciel est gris
Look across the Island into the Bay
Regarde de l’autre coté de l’Ile dans la Baie
We are all islands till comes the day
Nous sommes tous des îles jusqu’à ce qu’arrive le jour
We cross the burning water
Où nous traversons la mer de flammes

A seagull wings across the sea
Un goéland s’envole de l’autre coté de la mer
Broken silence is what I dream
Je rêve que se taise le silence
Who has the words to close the distance
Qui a les mots pour faire tomber la distance
Between you and me
Entre toi et moi ?

Steve Biko, Victoria Mxenge, Neil Aggett
Steve Biko, Victoria Mxenge, Neil Aggett

Asimbonanga
Nous ne l’avons pas vu(e)
Asimbonang ‘umfowethu thina (Asimbonang ‘umtathiwethu thina)
Nous n’avons pas vu notre frère (Nous n’avons pas vu notre soeur)
Laph’ekhona
A l’endroit où il (elle) est
Laph’wafela khona
A l’endroit où il (elle) est mort(e)

Hey wena, hey wena
Hé, toi ! Hé toi !
Hey wena nawe
Hé toi, et toi aussi !
Siyofika nini la’ siyakhona
Quand arriverons nous à destination ?

Des personnes exemplaires à découvrir ou re-découvrir, à garder en mémoire.

Les personnes dont les noms sont cités dans cette très belle chanson sont des figures emblématiques de la lutte pour l’égalité raciale, dans la non-violence en Afrique du Sud. Ci-dessous de petites présentations pour mieux comprendre le rôle qu’ils ou elle ont tenu pendant cette période sombre de l’Afrique du Sud.

Steve BIKO, Vitoria MXENGE et Neil AGGETT

Steve BIKO, Vitoria MXENGE et Neil AGGETT

 Steve Bantu Biko (1946-1977)

Stephen Bantu Biko dit Steve Biko était un militant noir d’Afrique du Sud et une des grandes figures de la lutte anti-apartheid. Pour lui, la « libération psychologique » doit précéder la « libération psychique »: les Noirs ne peuvent se libérer politiquement de l’apartheid que s’ils cessent de se sentir inférieurs aux blancs. C’est pourquoi, ils ne doivent ni ne peuvent compter sur l’aide ou l’assistance de Blancs et doivent cesser de participer à tout mouvement incluant des Blancs. L’idée que les Noirs puissent ainsi déterminer leur propre destinée et le principe de la fierté de la conscience noire eurent un grand retentissement alors que les lois d’apartheid étaient à l’apogée de leur mise en œuvre. Il a été d’abord détenu pendant 101 jours puis, bravant les interdictions de séjour, il a sillonné le Cap-Oriental avant de se faire arrêter le 18 août 1977. Il est torturé et meurt en détention, à 30 ans, officiellement des suites d’une grève de la faim. Son meurtre resta impuni mais le conseil de sécurité de l’ONU vota une loi imposant un embargo sur les ventes d’armes à destination de l’Afrique du Sud. Et après son martyre, Biko devint le symbole de la résistance noire à l’hégémonie blanche. Il a été le sujet du film « Cryfreedom » de Richard Attenborough en 1987.

 Victoria Mxenge (1942-1985)

Infirmière de formation et étudiante en droit, Victoria Mxenge est devenue une militante active après que son mari ait été assassiné par le gouvernement Sud-africain sous l’apartheid. Elle-même fut exécutée par un commando de tueurs, dans sa propre maison, devant sa famille. Sur son carnet de notes, elle a laissé ces quelques lignes : “ Ayez une faim étendue, Soyez affamés de justice pour que le souci ne ronge pas nos morts. “

 Neil Aggett (1953-1982)

Neil Aggett était un médecin et syndicaliste Sud-Africain blanc qui a travaillé dans les hôpitaux noirs pendant l’apartheid. Il est emprisonné avec sa conjointe en 1982, Il décède à 28 ans, au bout de 70 jours de détention, officiellement par suicide. Cependant, une enquête menée plus tard prouvera qu’il est mort suite aux tortures que lui a fait subir la police.

Sources :

http://www.lacoccinelle.net

http://radiovision2000haiti.net

http://en.wikipedia.org

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