Étudiant étranger, j’ai galéré pour trouver du travail mais j’ai finalement réussi 

Rester à l’étranger ou Rentrer dans son pays d’origine?

black-female-professional

Le choix n’est pas si évident, surtout lorsqu’on s’est enraciné dans le pays d’accueil. Plus le temps passe, plus l’on peut s’éloigner de l’idée de rentrer. Le cours de la vie reprend ailleurs, entre temps, la terre natale évolue.

Pour cette fois, nous avons choisi de présenter le point de vue d’une jeune femme ivoirienne qui a fait ses études et travaille en France.

– Genre : Femme

– Nationalité : Côte d’ivoire

– Âge en 2016 : 31 ans

Pourriez-vous présenter votre parcours de formation ?

Jusqu’en 2002,  j’ai grandi en Côte d’Ivoire, où j’ai étudié d’abord dans le système éducatif ivoirien, puis à partir de la classe de seconde, dans le système éducatif français.

En 2003, j’ai obtenu mon baccalauréat série Scientifique (l’équivalent du Bac D ivoirien). Mes parents m’ont alors permis de venir en France où j’ai poursuivi des études supérieures et obtenu en 2006 ma Licence d’économie et gestion à l’université, puis en 2008, mon Master professionnel de finance dans un institut d’administration des entreprises (IAE).

Pourquoi avoir choisi la filière Sciences économiques et la spécialisation Banque Finance ?

J’ai toujours été attirée par le commerce en général. Adolescente, lorsque j’allais passer mes vacances au village, il m’arrivait d’acheter un paquet de bonbons pour ensuite les revendre à l’unité et me faire un petit bénéfice, j’aimais l’argent (rires). De plus, en Afrique de l’Ouest (seule partie du continent que je connais) on associait souvent les métiers de la banque au prestige et à une certaine réussite sociale.

Au fur et à mesure de mon avancement au collège et au lycée, je me suis découvert une préférence pour les matières scientifiques plutôt que littéraires, une raison de plus de m’orienter vers les domaines de gestion-finance.

A l’obtention de mon bac, comme j’avais toujours mon rêve d’enfant de devenir une riche banquière (rires), j’ai décidé de m’inscrire en licence d’économie et gestion. J’ai choisi d’aller à l’université parce que j’avoue, je ne m’étais assez bien renseignée sur les possibilités en termes d’études supérieures. Et avec le recul, je sais d’une part, que je n’aurais pas voulu faire d’école prépa (trop lourd) et que ma famille n’aurait pas eu les moyens de payer les frais de scolarité très élevès des écoles de commerce en France.

Par contre, pour choisir mon orientation à la fac puis ma spécialisation en Master, j’ai lu beaucoup de magasines tels que l’Étudiant , j’ai participé à plusieurs salons sur l’emploi où j’ai beaucoup échangé avec des professionnels, j’ai pris aussi conseil auprès de mes collègues titulaires lors de mes stages en banques, enfin j’ai questionné mes professeurs et les étudiants sortant de Master pour avoir leur ressenti et connaître les débouchés professionnelles possibles. Je me suis aussi basé sur mes propres préférences et mon choix s’est porté sur la finance, plus précisément l’analyse financière.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

Si mon parcours de formation est assez classique, je dois dire que mon parcours professionnel l’est beaucoup moins.

En effet, au cours de ma formation, j’ai effectué 3 stages dans des banques, aussi bien en agence (relation clientèle et commerciale) qu’au siège (analyse financière des entreprises clientes et des filiales de la banque). Ensuite, après l’obtention de mon Master 2, et ce pendant quasiment 2 ans, j’ai enchainé 4 stages de longue durée en banque/finance (en organisation, en audit opérationnel et en analyse financière des entreprises) car je n’arrivais pas à me faire embaucher.

En 2010, j’ai enfin été embauchée par une SS2i* en tant que consultante en Homologation* en banque et finance. En 2013, j’ai été embauché par un de ces clients en tant que maître d’ouvrage. J’y travaille toujours actuellement.

***Une SS2i ou SSII ou Société de services en ingénierie informatique est une société offrant des prestations de services aux directions informatiques des entreprises, grâce notamment à ses consultants.

* L’homologation ou le métier d’homologateur consiste à tester les logiciels et applications utilisés par les banque à tous les niveaux afin de s’assurer qu’ils correspondent bien aux attentes des utilisateurs finaux : les employés de la banque. L’homologation existe en banque mais aussi dans de nombreux autres domaines : assurance, entreprises de l’industrie. C’est un secteur qui embauche beaucoup et ne subit que très peu la crise économique actuelle.

Comment avez-vous réussi à vous faire embaucher en informatique après 2 ans de chômage alors que vous avez une formation en finance ?

Après l’obtention de mon Master 2, j’avais souhaité avoir quelques expériences significatives en analyse financière et en management d’équipe en France avant de rentrer travailler en Côte d’Ivoire. Mais 2 points ont joué en ma défaveur :
1- la crise des subprimes de 2007/2008 qui a entraîné une crise de l’emploi et du chômage dans les domaines de la finance et de la banque – assurance en Occident ;
2- Ma situation d’ « étudiant étranger » qui impliquait une lourde et coûteuse procédure pour toute entreprise souhaitant me recruter.

Pendant ma longue période de chômage, afin de gagner en expérience et me donner plus de chance d’être embauchée , j’ai choisi d’effectuer des stages de longue durée (de 6 mois ou plus) dans différents  services mais toujours en banque. Au bout de 2 ans de stage, je devais faire un choix :
– soit continuer à chercher l’emploi de mes rêves (qui commençait à ressembler à un cauchemar);
– soit rentrer en Côte d’Ivoire, en espérant que la chance me sourira.

Dans cette période d’incertitude professionnelle et de perte de confiance en moi, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes ayant travaillé dans des SS2I. Elles ont su me montrer que mes nombreux stages à différents niveaux de la banque m’avaient permis d’acquérir un profil de consultant, que mes diverses expériences étaient la preuve de ma capacité d’adaptation et de compréhension, et donc un réel atout. De plus, autre point positif, durant l’un de mes stages en organisation, j’avais sans le savoir eu une expérience dans la gestion de projets informatiques.

L’une de ces personnes ayant travaillé dans des SS2I m’a donc aidé à refaire mon CV au format « consultant », à m’entraîner pour mes entretiens d’embauche et aussi à trouver des offres d’emploi dans ce domaine.

J’ai postulé à de nombreuses offres d’emploi de consultant en homologation sur les sites de recrutement généraux (monster.fr, cadremploi.fr, apec.fr) ainsi que sur les sites des SS2i telles que Accenture Technologies Solutions, Sopra, Altran, Logica CGI, Apside, Acial, Primlog, Opengroup, Aedian…etc.

Quelques mois plus tard, grâce à Dieu, à force de persévérance et avec le soutien de mes proches, un de mes entretiens s’est soldé par une offre d’embauche comme consultante en homologation. Au départ, lorsque j’ai entamé ma 1ère mission chez le client, je ne connaissais rien de ce métier et j’ai beaucoup voire tout appris sur le tas, à force de pratique et d’implication. Mais le plus important était surtout mes connaissances et compétences en banque finance.

Enfin, 3 ans plus tard, j’ai été débauchée par un client comme maitre d’ouvrage. J’y suis, j’apprends et m’épanouie toujours.

Est-ce que le métier de maitre d’ouvrage en informatique vous plait vraiment ? Ne regrettez-vous pas le métier d’analyste financier?

C’est clair que je n’aurais jamais pensé travailler dans l’informatique, ce domaine ne m’avait jamais intéressé, et pour moi, il s’agissait d’un monde à part avec ses propres langages que je ne maitriserais jamais.

J’aimais beaucoup l’analyse financière, essayer de comprendre la santé financière d’une entreprise en décortiquant et en interprétant l’évolution de ses comptes financiers. Ce métier me permettait de travailler dans la finance sans être en contact direct avec le client car je ne me sentais pas l’âme d’une commerciale. De plus, les opportunités d’évolution de carrière et la rémunération était très attrayants. C’était le bon job pour moi, si je voulais avoir une vie tranquille. Mais d’un autre côté, je trouvais parfois ce job un peu ennuyeux voire abstrait car on était justement en back-office, on ne faisait que donner un avis ou une aide à la prise de décision d’attribuer ou non le crédit, cela s’arrêtait là. Il m’arrivait de mettre en place des lignes de crédit ou de virer des montants de plus d’1 milliard d’euros comme si ce n’était rien, intervenir sur des sommes d’argent pareilles me stressait parfois, j’avais peur de faire une erreur. D’autre part, n’avions pas de retour  concret sur la réalisation finale de l’objet du financement.

Un jour, un proche m’a dit « de nos jours, c’est un luxe de travailler dans un domaine où on a été formé« . J’ai compris que pour réussir, il faut savoir s’adapter et être prêt au changement.

Aujourd’hui, en tant que maître d’ouvrage en informatique, j’interviens sur des projets très variés : finance, tarification des produits, comptabilité, marketing, communication, juridique, gestion électronique des documents (GED), distribution des produits, éditique. Par exemple, j’ai participé à la mise en place d’un nouveau produit, le développement d’un nouveau système de notation des clients ou encore l’harmonisation des outils informatiques comptables.

C’est un métier très riche parce qu’à chaque projet, on est confronté à de nouveaux challenges : nouveau sujet, nouvelle équipe, nouvelle configuration technique et fonctionnelle. Et le plus gratifiant c’est qu’on a une vue complète du projet du début à sa fin, on peut donc voir l’achèvement de plusieurs mois de travail, savoir que cela a été utile pour la continuité de la vie de l’entreprise et donc donner un sens concret à notre travail. Côté rémunération, je n’ai rien à envier à mes anciens collègues en analyse de crédits entreprises ou même à d’autres.

Finalement, j’ai changé de métier malgré moi mais aussi étonnant que cela puisse paraître, je m’épanouie tout autant sinon plus, et je trouve un sens concret à mon travail. De plus, ce métier me permet d’avoir une vue transversale de la banque, de découvrir des métiers vraiment variés et me rend assez polyvalente pour envisager, si j’en montre les capacités, une évolution de carrière intéressante comme auditeur en systèmes d’information dans un big four. To be continued…

En quoi consiste votre travail de maître d’ouvrage (missions, horaires, salaires) ?

Selon l’entreprise et la direction à laquelle il est rattaché, le maître d’ouvrage aura des missions plus ou moins différentes.

A mon niveau, mon principale rôle est d’être l’interface entre les métiers auxquels que je suis reliée et la direction informatique. Pour cela :
– je dois comprendre les différents besoins de ces métiers (utilisateurs de l’outil informatique) et y répondre en proposant une ou plusieurs solutions (avec l’aide des développeurs de la direction informatique).
– je dois formaliser ces solutions dans des spécifications fonctionnelles, soit le document de référence qui détaille l’ensemble des fonctionnalités à mettre en place dans le cadre du projet. Ce document sert de base de travail pour l’ensemble de l’équipe Projet (métiers commanditaire du projet, développeurs, testeurs, utilisateurs du produit final).
– je viens en support/assistance auprès des développeurs et des homologateurs pour la réalisation et le contrôle du produit final.
– je suis en charge du suivi budgétaire et de la planification de tous les projets que je pilote. Ainsi, je dois estimer le budget prévisionnel, justifier tout retard ou surplus budgétaire, effectuer des reportings pour rendre compte de l’avancement de mes projets jusqu’à leur livraison.

Je ne suis pas devenue informaticienne dans le sens développer des logiciels etc… je fais surtout du management et de la coordination de projets informatiques.

Mes horaires sont celles des cadres de la convention du secteur banques et assurances (39heures par semaines). La particularité avec ce métier est qu’on est très souvent en réunion avec les différents acteurs du projet, ce qui permet de varier les tâches. En 2 ans, je ne me suis jamais déplacée dans d’autres villes, j’ai un seul site de travail. Toutefois, autre avantage lié à ce métier, il est possible de travailler à domicile (télétravail) si votre société vous en donne les moyens (Ordinateur avec accès sécurisé).

En termes de salaire, je suis dans une fourchette entre 45 et 55 K€, salaire et toutes primes comprises. Cependant, en tant que consultant dans une SS2i, pour le même poste, on peut gagner bien plus : tout est question de négociation.

Quelles sont les compétences requises, les qualités et aptitudes ?

En termes de compétences, cela dépend du domaine. L’avantage avec la gestion de projet et l’informatique, c’est qu’ils s’appliquent à tous les secteurs d’activité (services, industrie, agriculture). Il faut donc simplement avoir un domaine de compétences, peu importe lequel. Le tout est de savoir s’adapter au changement, être curieux et être organisé.

La maîtrise des outils informatiques est un plus mais n’est pas du tout indispensable car on apprend souvent sur le tas. Comme j’interviens sur des sujets variés, il m’arrive de repartir à zéro pour apprendre/comprendre les différents fonctionnements actuels afin de pouvoir proposer les solutions les mieux adaptées.

Comment se porte votre secteur d’activité selon vous?

Aujourd’hui, l’informatique est partout : une banque ou un trader ne peuvent pas travailler si leurs systèmes d’information, l’outil qui leur permet d’avoir toutes les données du client, de réaliser des actes de gestion et des transactions est défaillant. Quasiment tout peut se faire par internet, grâce notamment aux systèmes d’information. Dans le secteur des services, et particulièrement dans le domaine de la banque/ finance/ assurance où il y’a une concurrence accrue et une règlementation en constante évolution (Bâle 2, solvabilité 2, loi Hamon… etc), il faut innover pour rester attractif et cela passe notamment par des systèmes d’informations performants. 

Bref ! Pour tout cela, on peut dire que le secteur des services informatiques, c’est l’avenir et c’est un des secteurs qui recrute le plus malgré la crise économique et sociale actuelle. D’ailleurs, c’est bien pour cela que de plus en plus de formation intègrent des cours sur les systèmes d’information à leurs programmes scolaires.

En outre, avoir eu une formation en informatique n’est pas indispensable pour y travailler. Par exemple, je travaille avec des collaborateurs de formations totalement différentes (ingénieurs en robotique, en agronomie, en chimie, comptables, mathématiques, conseiller client… etc). En tant que débutant, je conseillerais de postuler à des postes de recette et homologation, afin de monter en compétences progressivement.

Comment s’est passé votre changement de statut d’étudiant à salarié étranger ?

Quand j’ai terminé mes études et que j’avais un titre de séjour Etudiant, c’était difficile car la loi oblige l’entreprise à attendre que la procédure de changement de statut soit terminée avant que l’employé étranger ne commence à travailler. Or cette procédure peut durer 1 an voire plus. Quelle entreprise attendrait aussi longtemps ? Sachant que la procédure est lourde en paperasse et payante… bref à moins que vous n’ayez un profil assez particulier, c’est un chemin de croix !

J’ai donc décidé de changer mon titre de séjour « Etudiant » pour obtenir une « autorisation provisoire de séjour pour jeune diplomé étranger » (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F17319). Ce titre est à double tranchant car :

– il me donnait la possibilité de pouvoir travailler si je trouvais un CDI dans les 6 mois suivants la délivrance de cette autorisation (donc sans attendre de finir la procédure normale qui dure 1 an).

– Mais le risque était que si après 6 mois, je n’avais pas de proposition d’embauche, j’étais obligé de quitter la France.

Heureusement, j’ai eu une proposition d’embauche quelques jours seulement avant l’expiration de mon autorisation de séjour de 6 mois. Donc j’ai pu travailler tout de suite après la signature de mon contrat.

Malgré tout, cela aurait pu être un vrai parcours du combattant comme en témoignent de nombreuses personnes mais fort heureusement, la plupart des SS2i ont l’habitude d’embaucher d’effectuer des changements de statut pour des étudiants étrangers, c’est l’autre avantage de travailler dans l’informatique : le nombre d’offres d’emploi étant élevé, il y est plus facile de se faire embaucher, même quand on est étranger. Pour la suite, je n’ai fait que remplir la paperasse et déposer mon dossier auprès de la préfecture. La procédure de changement de statut a duré plus d’un an et j’ai (enfin) été délivrée de ce poids (rires).

Je dois préciser que certaines sociétés profitent de notre situation « précaire » d’étudiant étranger pour nous proposer des salaires assez faible à l’embauche. Pour moi, c’est un mal pour un bien car ces entreprises doivent apporter plusieurs justifications à la préfecture pour que vous soyez embauchés, c’est donnant-donnant. De plus, après avoir renouvelé au moins une fois votre titre de séjour salarié, vous aurez tout le loisir de changer d’employeur et/ou de renégocier un salaire cette fois en total cohérence avec votre niveau d’études et d’expériences.

Quel est votre avis concernant le fait d’envoyer ses enfants faire leurs études à l’étranger ?

En termes de qualité d’enseignement, je crois qu’avec internet, il existe aujourd’hui de nombreux moyens de faire des études à distance dans de grandes universités ou écoles américaines, anglaises ou françaises tout en restant vivre à Abidjan. Ce n’est donc plus un motif nécessaire et suffisant pour envoyer ses enfants à l’étranger.

Toutefois, je trouve bien de couper le cordon en envoyant les enfants se construire par eux-mêmes à l’étranger, cela leur donne une certaine ouverture sur le monde. Toutefois, il est primordial de tout faire pour qu’ils maintiennent le lien avec leur famille et leur pays d’origine, afin qu’ils n’oublient pas d’où ils viennent car quand on reste trop longtemps à l’étranger, on se coupe progressivement des réalités du pays et c’est dommage.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes lycéens pour bien choisir leur formation et orientation professionnelle ?

Je leur conseillerais :
– d’être curieux : lire, écouter, poser des questions et échanger aux adultes de leur entourage ou des personnes pour lesquelles ils ont de l’admiration même s’ils sont directeurs ou autre,
– de toujours oser croire en leurs rêves et agir pour les réaliser,
– et enfin travailler dur car c’est uniquement par le travail qu’on peut s’épanouir et être satisfait de soi. 
Attention : quand je parle de travail, je ne pense pas uniquement à des études supérieures. On peut réussir autrement en entrant très tôt dans la vie active. Mais une base scolaire reste primordiale quand même.

Je connais ainsi beaucoup de jeunes étudiants qui travaillent ou font leyr propre business en parallèle : coiffures africaines, pose de vernis…

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui sont actuellement au chômage, à la recherche d’un emploi ?

Je leur conseillerais :
– Ma propre expérience du chômage m’a appris qu’il ne faut pas cesser de croire et garder confiance en soi (en Dieu surtout, pour les croyants). Tout est possible.
– En attendant de trouver un emploi, il faut continuer de rester actif : stages, cdd, expérience associative.. tout ce qui pourra meubler positivement votre CV et contribuer à atteindre votre principal objectif.
– Si vous avez le choix, ne tombez pas dans le piège d’accepter des jobs alimentaires (des emplois qui n’ont rien à voir avec votre objectif) sauf s’il s’agit d’une entreprise que vous avez vous-mêmes créé.
– Enfin, il ne faut pas rester bloqué sur un seul métier. Rappelez-vous : « de nos jours, c’est un luxe de travailler dans le métier dans lequel on a été formé ». Alors tentez votre chance sur des métiers connexes, tous les chemins mènent à Rome, c’est juste que certains chemins sont plus longs que d’autres.

Que diriez-vous aux ressortissants de pays Africains qui après leurs études à l’étranger, préfèrent rester travailler dans leurs pays d’accueil, souvent par peur de ne pas trouver un emploi bien rémunéré en Afrique ?

Je peux les comprendre car selon le secteur d’activité et selon vos relations/connaissances au pays, il est plus ou moins facile de trouver du travail de retour au pays. Comme dit le proverbe, « si tu vois un margouillat mettre un pantalon, c’est qu’il sait où mettre sa queue ».

Personnellement je ne suis pas prête à rentrer au pays aujourd’hui car avec le temps, je me suis aussi créer des attaches ici en France. Mais je rêve de rentrer, un jour… mais je souhaite que cela se réalise dans les meilleures conditions possibles, notamment de salaires.

***

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s