Se construire auprès des meilleur(e)s

Avec le temps, et le cycle de joie et de tristesse qu’est la vie, j’ai appris beaucoup de choses dont une qui me parait aujourd’hui primordiale, c’est celle d’entretenir cette flamme, cette force intérieure qui nous pousse à avancer dans la vie quelque soit l’état intérieur ou extérieur dans lequel nous nous trouvons. Pour moi, cette force intérieure est comme l’amour, comme une plante ou encore comme un enfant : elle a besoin qu’on prenne soin d’elle, qu’on la nourrisse tous les jours, sinon elle s’éteint.

Il y’a plusieurs moyens de le faire, je ne les connais pas tous (pour le moment lol) mais un des moyens que j’ai trouvé, c’est d’écouter l’expérience des gens qui selon moi (donc c’est assez subjectif finalement) me paraissent avoir une force intérieure plus mature que la mienne. On peut en trouver en visionnant des vidéos du type TEDx par exemple ou en lisant des interviews ou témoignages de personnalités publiques ayant réussi à braver l’adversité : des sportifs, des gens malades ou handicapés, des religieux, des humanitaires, des grands scientifiques ou politiques… en lisant des magazines aussi tels que femmes d’influence, ou carrément des livres, bref tout ce qui élargit notre champ de compétences, nous apprend quelque chose de nouveau, nous fait progresser, nous fait nous sentir moins bête donc plus en confiance. Ils sont très enrichissants.

Aussi dans cet article que j’espère pas trop long, je vais partager avec vous quelques extraits d’expérience de gens « forts selon moi » que j’ai lu ou entendu aujourd’hui. J’ai délibérément choisi des femmes puisqu’en tant que l’une d’entre elles, je me sens davantage concernée par les situations qu’elles ont pu rencontrer. Je vous invite à partager également avec nous, des extraits (écrits ou vidéos) de personnes « fortes selon vous », histoire que nos forces intérieures en profitent toutes 😉 (merci d’avance).

 

Taraji P. Henson, 46 ans, actrice, chanteuse et auteure, Golden globe de la meilleure actrice dans une série télévisée 

« J’ai de grands rêves et je veux (…) montrer que les rêves se réalisent. Donc je fais ce que j’ai à faire dans mon travail pour les atteindre. Les gens vont douter de vous, ils diront que c’est impossible (…). Mais quand tu comprends que les humains aiment projeter leurs peurs, alors tu apprends à mettre leurs paroles en sourdine, et tout ce qu’ils disent passe en bruit de fond. Et alors, tu peux ignorer tout cela et te concentrer sur ton rêve.

Mon père est quelqu’un qui a eu un passé très difficile. Et quand il a eu une révélation et qu’il a donné sa vie au Christ, il a commencé à voir la vie d’une manière plus optimiste. C’est à cette période de sa vie qu’il m’a dit un jour : « Taraji, la vie est dictée par des choix. J’ai fait de mauvais choix dans ma vie mais cela ne veut pas dire que je ne peux pas changer. Je peux changer mon esprit pour faire de meilleurs choix. » Donc voilà comment j’appréhende la vie.

Amy Purdy, 37 ans, Snowbordeuse de niveau mondial, médaillée de bronze aux jeux paralympiques du monde en 2014 et co-fondatrice de produits adaptés aux personnes ayant un handicap pour la pratique de sports extrêmes
« J’ai appris que nos limites et nos obstacles ne peuvent faire que deux choses : Soit nous bloquer dans notre cheminement, soit nous obliger à devenir créatifs. Notre imagination est un outil pour exploser nos limites, car dans nos têtes, nous pouvons tout faire et nous pouvons tout être. C’est de croire en nos rêves et de faire face à nos peurs qui nous permet de vivre nos vies au-delà de nos limites. (…) J’ai appris que les limites sont là où la réalité se termine, mais aussi là où l’imagination et l’histoire commencent. Donc peut-être qu’au lieu de regarder les défis et les limites comme des choses négatives ou mauvaises, nous pourrions commencer à les regarder comme des bénédictions, des cadeaux magnifiques que l’on peut utiliser pour enflammer notre imagination et nous aider à aller plus loin que nous n’aurions jamais pu l’imaginer. Il ne s’agit pas simplement de briser des frontières, mais d’aller au-delà et de voir ces endroits incroyables que ces frontières nous apportent. »
Amy Cuddy, psychologue social, Professeur à Harvard et auteure connue pour ses recherches sur les stéréotypes, la discrimination, le langage non-verbal et l’effet des hormones sur le comportement en société
« Quand j’avais 19 ans, j’ai eu un grave accident de voiture : un tonneau qui m’a éjecté de la voiture suivi d’un traumatisme crânien. J’ai du faire de la rééducation plusieurs mois. Les tests ont montré que mon quotient intellectuel (QI) avait baissé de 30 points alors que j’avais été identifié comme surdouée depuis l’enfance, donc très intelligente. J’ai été renvoyée de l’université et malgré mon insistance, ma demande de réintégration a été refusée soit disant parce que je n’avais plus les capacités pour rester à mon niveau d’avant l’accident. J’en ai beaucoup souffert car c’est comme si on m’arrachait ce qui me définissait en tant que personne, et je me sentais totalement impuissante. Mais à force de travail et de chance, mes efforts ont fini par payer, j’ai repris les cours mais il m’a fallu quatre années de plus que les autres étudiants de ma promotion pour obtenir mon diplôme.
Après cela, j’ai été acceptée à l’université de Princeton (une des trois universités américaines les plus prestigieuses au monde, avec Harvard et Yale). Et ma première sensation était « je ne suis pas sensée être ici, je suis un imposteur ».
En début d’année, chaque étudiant devait faire un exposé de 20 minutes. Moi, j’avais tellement peur d’être démasquée que j’ai appelé ma responsable pour lui dire que j’abandonnais carrément les cours. Elle m’a dit : « non, tu ne vas pas démissionner, parce que j’ai parié sur toi donc tu vas rester. Tu vas rester et voilà ce que tu vas faire : tu vas faire semblant d’être à ta place et faire tous les exposés qu’on te demandera de faire. Tu vas juste le faire, encore et encore et encore, même si tu es terrifiée, paralysée, même si pour cela tu dois détacher ton esprit de ton corps. Et tu vas continuer ainsi de faire semblant de te sentir en confiance et puissante  jusqu’au jour où tu vas te  rendre compte que tu ne fais plus semblant parce que tu es devenue cette personne qui a toute sa place ici.« 
En somme, ne faites pas juste semblant jusqu’à ce que vous le FASSIEZ,  faites semblant jusqu’à ce que vous le DEVENIEZ. Les minuscules torsions peuvent conduire à de grands changements. »

Michelle Obama, 53 ans, Ex-première dame des Etats-unis d’Amérique, Avocate et auteur diplômée des universités de Princeton et de Harvard
« L’une des choses que je dis toujours à mes filles, c’est que notre premier travail dans notre vie en tant que femme, c’est d’apprendre à se connaitre soi-même. Et je pense que la plupart du temps, nous ne le faisons pas. Nous passons notre temps à nous complaire, à regarder le monde définir qui nous sommes, à écouter les messages, les images, les idées arrêtées que les gens ont de qui nous sommes. Et cela vaut autant pour les femmes noires, nous sommes classées dans des boites, et nous manquons, ratons, perdons beaucoup de nous-mêmes.
Cela prend du temps pour savoir qui on est et être capable de faire face aux assauts de messages négatifs nous concernant. Personnellement, j’ai une vision très claire de moi-même. Et cela m’est venu avec l’âge, avec l’expérience, et avec la chance d’avoir été élevée par une mère attentionnée et un père qui m’a beaucoup chéri. Aussi quelque soit ce qui peut se dire de moi à travers le monde, il m’est plus facile de faire le tri parce que je sais qui je suis.
Tout au long de la campagne présidentielle de Barrack, tout le monde  me demandait ce que je comptais faire si je devenais la première dame. Je répondais que j’attendais d’y être, de pouvoir ressentir les choses avant de décider. Et surtout, je n’ai pas lu les livres des premières dames qui m’ont succédé parce que je ne voulais pas être influencée par elles. Je savais que j’aurais à définir mon rôle de manière unique et spécifique à moi-même. Donc je suis venue en réfléchissant à qui je voulais être dans ma nouvelle position et qui je devais être pour mes filles avant tout. (…) A partir de là, j’ai su que mon premier job était de prendre soin d’elles et les protéger de toute cette folie (médiatique), et que pour assurer ce job correctement, il me fallait avant tout me protéger moi, protéger aussi mon temps. Cela vaut aussi bien pour mon rôle de première dame que pour mes anciens emplois d’avocate ou de vice-présidente d’un hôpital. J’ai réalisé que si tu ne prends pas le contrôle sur ton temps, les autres vont l’engloutir. Si tu ne fais pas de toi-même ta priorité, tu vas passer en second et ainsi de suite, tes enfants aussi passeront après, et ainsi de suite. « 
PS: Elles/ ils ne sont pas uniquement Américain(e)s même si les extraits que j’ai aujourd’hui le sont. J’essaierai la prochaine fois de citer des Africains car ils sont tous aussi nombreux et stimulants.
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8 réflexions sur “Se construire auprès des meilleur(e)s

  1. Regina dit :

    Hello !
    J’aime bien lire ce genre d’article. J’aime bien découvrir de nouvelles personnalités inspirantes. Je trouve ça tellement motivant parfois.
    Hâte lire un autre article comme celui-ci sur les femmes africaines comme tu l’as dit.

  2. workoutoday dit :

    Merci beaucoup pour ces inspirations. Je vous en partage 2: Christopher Gardner (celui dont le parcours du combattant a inspiré le film « The Pursuit of Happyness »), et « Fatima. Esclave à 11 ans » dont je viens de finir la lecture: témoignage de vie fort d’une Nigérienne.
    Bises et excellente continuation,
    Anne-Florence

    • Une Africaine A Paris dit :

      Super Workoutoday ! Merci beaucoup pour ce partage. Je reconnais que le film sur Christopher Gardnet était juste épatant. Il a eu une force incroyable. Croire en un lendemain meilleur et s’y accrocher quelque soit la réalité.
      Pour Fatima, je note ! 😉

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